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Écologie : connaissez-vous vraiment l’impact des e-mails ?

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Publié le Vendredi 29 juin 2018 ( mis à jour le Vendredi 29 juin 2018 )

Impact écologique emailsLe volume d’e-mails envoyés dans le monde est tellement important que ces derniers sont devenus une vraie source de surconsommation énergétique. Afin de limiter leur impact écologique, des solutions se développent à l’instar de la messagerie écologique. Au-delà, c’est l’ensemble de nos habitudes sur le Web qu’il faut revoir.

Même s’il permet d’économiser du papier, le bilan carbone d’un e-mail n’est pas neutre. Son empreinte carbone est estimée à 4 grammes de CO2. Un chiffre qui peut paraître dérisoire, surtout qu’il était cinq fois plus élevé il y a environ 10 ans. 

Un impact écologique conséquent

Mais il faut considérer le problème dans son ensemble. Et, là, les chiffres donnent le tournis : 8 à 10 milliards d’e-mails échangés dans le monde en une heure, 9 milliards d’appareils (ordinateurs, smartphones, objets connectés), 25 % des émissions de gaz à effet de serre dus aux data centers

D’après l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), une donnée numérique telle qu’un e-mail parcourt en moyenne 15 000 kms. Le numérique a raccourci les distances et fluidifié les échanges… mais ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour la planète.

L’impact écologique des e-mails est d’autant plus important si on intègre la consommation d’énergie des infrastructures nécessaires à l’envoi et au stockage des données, ainsi que le cycle de vie des appareils depuis la fabrication jusqu’au recyclage, encore insuffisamment développé.

L’e-mail écologique : une solution parmi d'autres

La situation est-elle désespérée ? Non, loin de là.

Une poignée d’entreprises a pris le sujet à bras-le-corps et a décidé de promouvoir l’e-mail écologique. C’est le cas de Newmanity mail, start-up française dont les data centers fonctionnent uniquement avec des énergies renouvelables et utilisent pour se refroidir la technique du free cooling. La température des infrastructures est régulée grâce à de l’air naturellement froid (air extérieur, terre…).

Hélas, la technologie ne peut pas tout et une grande partie de la consommation d’énergie des e-mails provient des usages des internautes.

Trier et vider régulièrement sa boîte mail, compresser les pièces jointes, se désabonner des newsletters qu’on ne lit plus, n’envoyer un e-mail que lorsqu’’il est vraiment nécessaire, supprimer les pièces jointes en cas de réponse à tous : autant de bonnes habitudes qui gagneraient à se développer.

Alors, pour viser une messagerie électronique 100 % verte, les entreprises comme Newmanity mail compensent le carbone restant, en soutenant par exemple à des opérations de reforestation.

Surfer écologique : voir au-delà des e-mails

Limiter l’impact écologique des e-mails repose donc sur un juste équilibre entre technologie et modification des usages. Néanmoins, optimiser les e-mails ne suffira pas à rendre Internet plus vert.

Il est également nécessaire d’optimiser ses requêtes Web en allant directement sur le site recherché (en tapant directement son adresse si vous la connaissez, en passant par l’historique de navigation…), en utilisant des mots-clés de recherche pertinents ou encore en bloquant les animations flash présentes sur les pages consultées.

Autre conseil, privilégiez le stockage de vos données en local. Si les solutions de stockage externe, notamment le cloud numérique, sont en plein développement, sachez qu’elles sont plus gourmandes en énergie.