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Producteurs : ce qu'il faut savoir avant de démarrer un projet de circuit court

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Publié le Lundi 20 août 2018 ( mis à jour le Lundi 20 août 2018 )

Agriculteurs circuits courtsS’engager dans une démarche de circuit court ne s’improvise pas. Vente directe ou indirecte, aides à l’installation, principaux points de vigilance : le Crédit Mutuel Nord Europe vous aide à y voir plus clair.

Selon un sondage Ipsos/AgriAvis, 63 % des agriculteurs souhaitent que soient développées les filières courtes ou locales(1). Une démarche qui ne s’improvise pas, loin de là...

Pas un, mais des circuits courts

La première étape de la réflexion consiste à prendre conscience qu’il existe différents types de circuits courts.

Il ne faut pas confondre le circuit court avec la vente directe (ventes à la ferme, ventes par correspondance, ventes en tournées, ventes sur les marchés de détail…). Un agriculteur peut tout aussi bien vendre sa production à une intermédiaire (commerçant-détaillant, restauration collective…) tout en s’inscrivant dans cette logique de circuit court. L’important est que le mode de distribution choisi permette « d’améliorer la captation de valeur au bénéfice de la production » selon les termes employés par le ministère de l’Agriculture sur son site internet(2).

Si la vente en ligne de produits alimentaires concerne pour l’instant moins de 5 % des agriculteurs pratiquant la vente directe selon la direction générale des entreprises, nul doute que le numérique, en facilitant la mise en relation entre acheteurs et fournisseurs (catalogues de producteurs en ligne, géolocalisation des produits fermiers sur smartphone, utilisation des réseaux sociaux par les exploitants pour promouvoir leur activité…) va conduire à une explosion des circuits courts(3).

Circuits courts : les aides à l'installation pour les agriculteurs

Pourtant, même si les perspectives de débouchés sont attractives, il n’est pas toujours évident de se lancer dans cette voie lorsqu’on est un jeune agriculteur.

Les aides à l’installation, financées à hauteur de 80 % par l’État et 20 % par l’Europe à travers le FEADER, apportent un coup de pouce appréciable. Elles se divisent en trois catégories. La dotation d’installation (DJA), qui constitue une dotation en capital dont le montant de base est fixé au niveau régional. Différents critères, comme la contribution du projet à la création d’emplois ou au développement de l’agroécologie, ainsi que des modulations régionales peuvent permettre d’augmenter sensiblement le montant de la DJA. Viennent ensuite s’ajouter à cette dernière des déductions de charges sociales et fiscales.

Au-delà des aides à l’installation, il existe différentes aides régionales à l’image des subventions mises en place par le Civar en Nord - Pas-de-Calais, et qui permettent de couvrir jusqu’à 80 % des devis retenus pour des aides immatérielles (études de marché, communication, frais d’architecte…). Les plateformes de financement participatif (comme bluebees.fr dont le Crédit Mutuel est partenaire) peuvent aussi servir de tremplin pour l’amorçage d’un projet de circuit court.

3 points à vérifier avant de démarrer un projet de circuit court

Si le financement est un élément incontournable du projet, il faut à tout prix éviter que celui-ci ne devienne dépendant des subventions ou des dons. Pour assurer la pérennité de votre projet :

  • Veillez à trouver un concept qui plaît et à conserver votre authenticité. Il est parfois préférable d’opter pour une technique traditionnelle offrant certes moins de rendement, mais permettant de garantir un niveau de qualité plus élevé pour le consommateur, par exemple.
  • Investissez à bon escient. Un magasin à la ferme décoré avec goût, des camions neufs pour valoriser les produits, un site internet ergonomique : en vous engageant dans une démarche de circuit court, vous n’êtes plus seulement producteur mais aussi commerçant.
  • Fixez le juste prix de vente. Le prix auquel vous vendez vos produits n’est ni le coût de production, ni le prix d’achat habituellement fixé par les filières de distribution traditionnelles. À vous de réfléchir au prix de vente qui valorisera votre production tout en restant attractif.

Vous avez un projet de commercialisation via un circuit court ?

Sensible à cette démarche de consommation, le Crédit Mutuel vous suit dans cette nouvelle activité.

Votre conseiller(e) Crédit Mutuel peut vous accompagner pour la mise en place de votre stratégie de développement en circuit court : facilitation des traitements bancaires (TPE fixe ou via smartphone avec Monetic Mobile, paiements sur internet via Monetico Paiement), financement des investissements d'aménagements et de matériels, assurance multirisque et protection de vos locaux professionnels... 

Pour en savoir plus, prenez rendez-vous avec votre conseiller(e)

(1) https://www.reussir.info/fruits-legumes…
(2) http://agriculture.gouv.fr/organisation… 
(3) https://www.entreprises.gouv.fr/files/f… 

* Participation du Crédit Mutuel Nord Europe à hauteur de 150 € pour toute formation réalisée avec les services diversification des chambres d’agriculture (régionales, départementales, interdépartementales).
Un autre organisme peut être proposé/étudié si la facturation fait mention d’une formation ou d’une étude sur la thématique de la commercialisation en circuits courts : Association de Gestion et de Comptabilité (CERFRANCE 59-62 ; CERFRANCE 80 ; CERFRANCE CHAMPAGNE NE IdF ; COGEP ; AFA 59-62 ; AFOC CG), autres (Association Régionale des Vendeurs Directs - ARVD ; Association Accueil Paysan - AAP ; Centres d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu Rural - CIVAM).